La route des Grandes Alpes – Etape 1

Nous voilà partis, 3 frères, 3 motos, une route mythique.

Etape 1 : Arpajon sur cère – Annecy

Arpajon sur cère (carbonat) –

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Départ matinal avec toute la famille, les enfants joyeux. Toutes les affaires sont sanglées, les motards sont équipés et les derniers « au revoir » sont échangés.
Le départ en ligne est donné et mon impatience de partir se traduit par un départ en trombe jusqu’au bout du lotissement. Mes frères font eux un départ plus classique et respectueux du voisinage.
Maintenant il va falloir conduire de façon responsable en privilégiant l’endurance.
Cette liaison vers le Puy en Velay permet d’adapter notre conduite car nous avons des motos de cylindrées différentes et il est toujours difficile de conduite au même rythme en groupe.

Le Puy en Velay –
Petite pause déjeuner, sandwiches pout tout le monde au pied de la cathédrale du Puy.
nous reprenons nos forces pour finir ce parcours routier.Heureusement nous empruntons les nationales et le fait de traverser des villages évite l’ennui de l’autoroute.

St Etienne –
Aux alentours de St Etienne, nous faisons un arrêt carburant. Nos motos ont des consommations et des capacités différentes mais nous en profitons tous pour faire le plein.

Lyon –
Partie du trajet du premier jour que j’aime le moins, heureusement que nous sommes dimanche, le trafic n’est pas trop dense et nous pouvons voyager à bon rythme. De toutes façons nous retrouvons les nationales vers St Genix sur Guiers. C’est étrange, dès les premiers contreforts des Alpes et l’ondulation des routes, les motards sont de plus en plus heureux. Malgré cela il faut être vigilant, la marée chaussée veille au grain et les motards du coin sont sous surveillance.

Le Bourget du Lac –

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Première vraie pose entre frangins, après le tunnel du Chat, nous nous arrêtons au Bourget du lac sur les rives du lac éponyme pour nous désaltérer et jouir du panorama. Apparaissent au loin les premiers sommets que nous allons parcourir. De multiples choses auraient pu faire capoter notre aventure mais c’est trop tard nous sommes maintenant sur la route et les événements vont s’enchainer plus naturellement pendant une semaine. En fait le plus dur est de prendre la décision de partir. Voyager seul est facile mais synchroniser trois personnes aux vies déjà bien remplies ce n’est pas du tout évident. Coup de chapeau à Vincent, chef d’entreprise sur Toulouse qui a laissé les rennes de sa société à sa femme pour pouvoir partir avec nous. De plus, il n’avait ni moto ni équipement 15 jours avant le départ.
D’un autre côté il n’a pas lésiner sur les moyens en s’offrant une 950 KTM adventure au son rageur dans les tours.

Annecy –
La journée se termine et nous sommes dans Annecy, les paysages de lacs et de montagnes sont magnifiques, nous sommes étonnés de rouler au niveau exact de la surface des étendues d’eau. Les aménagements des berges sont du plus bel effet et la population locale quitte massivement ces lieux dans la lumière déclinante de cette fin de dimanche. La semaine de travail ne commencera heureusement pas pour nous demain, nous rêvons déjà fébrilement de l’assaut des premiers grands cols.

Nous trouvons facilement l’Auberge de jeunesse pour notre première nuit à Annecy. Le confort y est plus que correct et l’accueil chaleureux. Je n’avais jamais mis les pieds dans ce genre d’hébergement, l’ambiance cosmopolite des résidents est incomparable avec les hôtels première classe ou formule 1. Ce sont souvent des étudiants étrangers et routards de toute espèces qui fréquentes les lieux, le contact y est facile et nous pouvons utiliser nos restes de leçons d’anglais pour communiquer.
L’heure du repas s’approchant nous décidons de descendre en ville en quête du meilleur restaurant de la d’Annecy.
En chemin, nous découvrons le splendide lac aux eaux bleutées et translucides. De nombreux bateaux à quai témoignent de l’intense attrait touristique du coin.
Avec Vincent, nous nous amusons à faire enrager Jérôme amateur de précision verbale en traitant de « canards » les nombreux de foulks barbotants dans les eaux glaciales du lac.
Jérôme nous mène a travers les rues de la vieille ville vers son restaurant favori, il connait très bien les lieux pour y avoir travaillé quelques années auparavant.
Comble de la malchance ce fameux restaurant est fermé, pour lui remonter immédiatement le moral nous ironisons avec Vincent en expliquant que cet établissement avait du être fermé car il servait certainement des plats avariés, je me rappelle que nous avons même du employer le terme « servir de la merde »… mais je ne suis pas très sûr.
Nous trouvons facilement un nouvel établissement en quête d’un plat local aussi léger que notre trufade du Cantal. En fin de repas Jérôme insiste pour prendre une « Grolle » (prononcer « Grôoole » en exagérant le o).

IMG_6492 Ce divin mais épouvantable breuvage se compose d’un mélange aléatoire d’alcools de poire de café et d’agrumes. Il est décrit comme le café de l’amitié. Tous trois goutons donc alternativement à ce digestif servi dans une drôle de réceptacle en bois.
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Mes frères bien que plus jeunes que moi sont largement plus habitués aux boissons alcoolisées et quand viens mon tour je lâche un « c’est dégueulasse » en m’abreuvant à l’un des 4 goulots du réceptacle.

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Il est maintenant venu l’heure de regagner l’Auberge de jeunesse que nous retrouvons difficilement dans le dédale de ruelles mal fichues et certainement pas à cause du taux d’alcool présent dans nos veines.

A suivre …

2 réponses à “La route des Grandes Alpes – Etape 1

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